Immobilier français : l’année 2013 s’annonce compliquée

Après un exercice 2012 mouvementé, le marché immobilier ne devrait pas rebondir dans les prochains mois, selon les dires des analystes. Pourquoi un tel pessimisme ? N’existe-t-il aucun espoir pour la pierre en France ?

2013 : année charnière pour l’immobilier français   

La moisson exceptionnelle de 2011 est désormais loin, très loin pour les promoteurs immobiliers. Les professionnels du secteur ne parviennent pas à réitérer leurs performances. Dans un contexte économique difficile, les ventes — dans l’ancien comme dans le neuf – ont nettement chuté l’année dernière. Les dernières statistiques parlent d’un repli de 20 à 25 % des transactions durant les douze derniers mois. Entre 650 000 et 700 000 biens ont trouvé preneur, selon les estimations des notaires, un volume bien loin de la moyenne annuelle de 850 000 transactions.

Les prix connaissent en outre un certain coup d’arrêt et ralentissent leur croissance dans nombre de régions. Le réseau Century 21 table même sur un recul d’environ 1,9 % du prix immobilier en France. Le mètre carré s’échange désormais à 2 614 euros en Métropole, contre 2 690 euros en 2011. Les observateurs n’attendent pas mieux de l’exercice 2013. Malgré les améliorations attendues par les observateurs, le marché devrait rester bloqué cette année. La direction prise par les prix déterminera l’évolution à long terme du foncier en France.

Qu’en pensent les politiques français ?

Très concernés par le sujet, les responsables politiques se veulent moins pessimistes que les professionnels du secteur. À coup de réformes et de mesures incitatives – plus ou moins efficaces —, le gouvernement maintient ses positions : le foncier peut encore se relever en 2013. La ministre du Logement, Cécile Duflot, mise beaucoup sur les résultats du dispositif fiscal qui porte son nom, un mécanisme censé encourager les investisseurs à revenir sur le marché locatif. Elle s’obstine à affirmer que l’objectif de 500 000 logements annuels, dont 150 000 certifiés HLM, est toujours réalisable. Elle paraît déterminée et sûre de sa politique, au point d’appliquer entre autres le renforcement de la loi SRU et la libération du foncier d’État, pour avoir plus de terrains à bâtir. Ses choix, qu’ils soient basés sur de simples convictions politiques ou non, sont loin de faire l’unanimité.

 

 

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