Site de rencontre à la loupe

Philip Hergovich et Josue Ortega, deux économistes américains ont récemment mené une étude sur les sites de rencontre.Les résultats sont sans appel : ces plateformes seraient surtout propices aux mariages interraciaux. Elles feraient également baisser le taux de divorce.

Des chiffres prometteurs

Cette étude a permis d’établir qu’en 2010, 20 % des unions sont issues d’un site de rencontre. Ce taux était encore nul en 1995, année d’apparition de ce type de plateforme. Aux Etats-Unis, environ 33 % des mariages sont aussi à mettre sur le compte de ces sites. Mieux encore, la plupart d’entre ces unions formées sont interraciales.

Site de rencontre et taux de divorce

Une union formée sur un site de rencontre serait aussi peu enclin à se solder par un divorce. Cette thèse est confirmée par la sociologue Nathalie Nadaud-Albertini. Elle met notamment en avant l’inexistence de liens préalables comme facteur de solidité des rencontres 2.0. En effet, celles-ci se feraient suivant démarche à la dimension individualisante, dans la mesure où s’inscrire sur ce type de plateforme est une démarche à l’abri l’intervention des proches. De cette manière, l’intéressé est guidé par son propre choix. L’union fraichement formée est alors à l’abri des jugements des autres, que ce soit ses amis ou les membres de sa famille. Surtout qu’à ce stade, les deux tourtereaux sont encore en proie aux doutes. Des avis défavorables de la part des proches risquent alors de semer la pagaille.Ceux-ci ne peuvent alors fourrer leur nez dans l’affaire qu’après les présentations, c’est-à-dire, après que le couple soit solidement formé.

Le revers de la médaille

La mixité risque toutefois de répondre aux abonnés absents dans les unions issues d’un site de rencontre. En effet, ces plateformes utilisent des algorithmes qui tendent à ne rassembler que ceux qui se ressemblent. Chaque utilisateur se voit ainsi proposer toute une liste de prétendants susceptibles de l’intéresser.

Sur certaines applications dédiées aux rencontres en ligne, à chaque utilisateur est attribué un « score de désirabilité » qu’il ignore. L’algorithme se base alors sur ce paramètre pour rapprocher les profils ayant à peu près le même score.

Enfin, les différences sociales s’avèrent nettement cristallisées sur les plateformes de rencontre. En effet, il est de notoriété publique qu’à chaque couche sociale correspond une orthographe et un niveau d’écriture spécifique. Les utilisateurs tendent ainsi à discriminer certaines franges de profils.

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